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la bOx au jardin des Yõkai by Gutenberg networks

01janvier 2018 [actualité page 9]

Les yõkai

sont de petits génies moqueurs qui accompagnent la vie quotidienne au Japon.
Tantôt visibles, tantôt non, pervers ou naïfs, cruels ou bienveillants, espiègles, farceurs, souvent inconvenants, ces diablotins sont des calamités sympathiques. Connus depuis des siècles, illustrés par Kuniyoshi ou Hiroshige, mis en scène aujourd’hui dans jeux vidéo, mangas, films d’animation, ils sont là pour qui sait les voir.

En savoir + sur les Yõkai

 

Saurez-vous faire surgir des yõkai ?

Invitez quelques amis, asseyez-vous dans le noir autour de 100 bougies allumées. Tour à tour, racontez une histoire de yõkai. À chaque récit, éteignez une bougie. Lorsque la 100e histoire sera racontée et l’obscurité venue, alors surgiront…

Mais vous pouvez aussi vous contenter d’ouvrir la bOx au jardin des yõkai by Gutenberg networks

pour découvrir les [1-10] yõkai Mannendaké, le bambou de dix mille ans, [2-13] Yuki onna, la femme des neiges, [7] Kitsuné no Yomeiri, les renards qui font la noce, [4] Nobusuma, la cloison de papier des plaines, [12-11] la pierre Batabata et [6] le camélia Furutsubaki, [9] Neko no Jintsûriki, les félins monstrueux, [17] Nurarihyon, le seigneur des Yõkai, [5] Garei, l’esprit du dessin…

Deux autres secrets pour faire surgir des yõkai

[17] Le stylo à encre invisible et sa lampe magique : Dessinez d'autres fantômes et faites-les apparaître en éclairant votre dessin.
[3] les nuages en papier ensemencé : mouillez-les, plantez-les, arrosez-les pendant plusieurs semaines et Hônadé, le caresseur de joues, vous chatouillera les mollets.

[Les enfants croient que c’est l’herbe
Qui leur caresse la joue au passage dans le pré.
Mais non, c’est le yôkai Hônadé (qui gratte aussi les mollets des adultes).]

 

 

Nécessaire de bureau [19] de format 18,6 x 13,6 x 9,6 cm composé d'un coffret en bambou muni d'un tiroir comprenant deux carnets de notes, d'un livre double sens, d'un nécessaire de correspondance (enveloppe + cartes), d'un stylo en bambou et d'un compartiment comprenant une bougie/pierre, un galet de diffusion aromatique, dix stickers, trois nuages en papier ensemencé, une gomme kawaii, un crayon magique à encre invisible.
Achetez la bOx au jardin des yõkai en ligne

Il était une fois au jardin des Yõkai

Le terme yôkai englobe dans la culture japonaise tous les monstres surnaturels et les apparitions étranges. Étymologiquement dérivé d’une expression chinoise signifiant « monstre bizarre » il peut être traduit par « fantôme » même si les Japonais distinguent très clairement les yûrei (esprits des défunts revenus hanter les vivants) des yôkai qui d’après Matthias Hayek « représentent tous les phénomènes ou créatures extraordinaires, au sens où ils perturbent la norme sociale et cognitive établie dans une société donnée, et dont les manifestations ou interactions avec l’homme sont présentées comme des causes potentielles de différents maux. »

Beaucoup sont d’origine humaine et ont été transformés en démon à cause d’une passion violente ou d’un état émotionnel extrême (jalousie, rage…).

Les yõkai apparaissent sous forme animale, humaine, objectale, ou ne revêtent aucune forme reconnaissable voire même aucune forme perceptible. L’espièglerie est un trait dominant de leur caractère. Leur apparence est fantaisiste et souvent loufoque. Leurs pouvoirs sont surnaturels, et nombre d’entre eux ont la faculté de se métamorphoser.

Redoutés dans les temps anciens, ils deviennent dès la période Edo symboles de bienveillance. De calamiteux ils ne sont plus que diablotins. De nouveaux yôkai font alors leur apparition mis en récits ou en images.

Leur fonction selon Matthias Hayek était autrefois « de trouver des explications et des catégories pour encadrer l’extraordinaire, et limiter, ce faisant, la menace qu’il fait peser sur l’ordre social. » Actuellement c’est l’apparition de tel ou tel yôkai dans un milieu donné qui intéresse les sociologues souvent comme miroir inversé de la société.

Même si les yôkai peuvent encore aujourd’hui incarner « une forme d’accumulation d’énergie négative capable d’influencer l’humeur et le comportement des humains », leur évolution va dans le sens « d’une transformation en personnages, souvent dépeints sous une apparence aimable et affable (kawaii), bien loin des récits horrifiques des légendes populaires. »

En reprenant et modernisant le graphisme des enaki (rouleaux peints) les nouveaux médias de masse qui firent florès après la seconde guerre mondiale contribuèrent au renouveau de cette tradition japonaise.

Les yôkai envahirent la scène internationale suite à l’émergence d’une pop culture japonaise qui en a fait de véritables phénomènes de mode, sources d’inspiration de nombreux mangas, films d’animation, jeux vidéo, et hérauts des nouvelles technologiques de l’entertainment. On les retrouve, entre autres, dans Naruto, Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Pompoko, et la suite « cross-mediatique » des Yo-Kai Watch.

 

 

Invitation à la sérénité

« Nurarihyon est considéré comme le grand maître des Yôkai. Pourtant, on ne peut pas dire que sa conduite ait vraiment l’autorité d’un maître : il s’introduit dans une maison en fin d’après midi quand tout le monde est absorbé dans son travail, il s’installe au salon se sert du thé, fume une pipe. Les habitants ressentent vaguement une présence, sans y prêter plus d’attention, car tout le monde est occupé. Ce sont ces moments d’inattention qu’il choisit pour faire son apparition, profitant pour ainsi dire des vacuoles de la psychologie humaine.»
Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

[Quand sévit le brouillard maussade,
« fume ta pipe et tais-toi » énonce le dicton irlandais.
Exactement ce que propose Le très sage yôkai Nurarihyon.]

D’autres Yôkai invitent encore à la sérénité :

Si par exemple vous restez tard à travailler vous pourrez aussi voir Himamushi Nyûdo le «bonze glandeur» faire une discrète apparition pour lécher l’huile de la lampe. Ceci dit Himamushi Nyûdo est un yõkai en voie de disparition avec l’invention de l’électricité!

[Autrefois il léchait l’huile des lampes
Allumées trop longtemps pour le travail, le yôkai Himamushi Nyûdo.
Et aujourd’hui ? Il prend le jus ?]

Ou encore si vous êtes hors de vous Nobusuma apparaîtra et vous obligera à reprendre votre souffle.

[Tracas, boulot, pression, stress ?
Vive le yôkai Nobusuma
Qui érige une cloison de papier
Et vous souffle à l’oreille « prends-en cinq mon vieux ».]

Cette bOx au jardin des Yõkai est une véritable invitation à la sérénité.

 

Mannendaké

« Yôkai Mannendaké, le « bambou yôkai de dix mille ans », fait se perdre ceux qui pénètrent dans les bambouseraies. Et quand on dort à la belle étoile, il vient et allonge son bras comme une branche. Son bras lui est indispensable pour faire différents méchants trucs, essentiellement sucer l’énergie vivante des humains. Son bras est donc aussi son point faible. Les racines souterraines des bambous ordinaires sont solides, c’est pourquoi lors d’un séisme, on conseille de s’abriter dans une bambouseraie.
Mais si vous vous réfugiez au milieu de « bambous de dix mille ans », le désastre sera double. Surtout à Nagasaki, où on dit que les bambouseraies protègent même de la foudre. Attention, méfiez-vous !
Par ailleurs, j’ai trouvé une histoire dans un ancien document. Ce n’est pas un yôkai mais un phénomène en rapport avec les bambous. Cela se passait pendant l’ère Genroku (1688-1704), dans un temple à Fuchû, en pays Suruga (la partie orientale de l’actuel département de Shizuoka). Un soir, sans crier gare, une partie de la terre du jardin se souleva et forma une espèce de butte. C’était déjà suffisamment surprenant, mais ce ne fut pas tout. Le deuxième jour, une pousse de bambou sortit de cette butte. « Il n’y a pas de bambous autour, comment est-ce possible ? » Tout le monde se posait la question. La pousse de bambou grandit à toute vitesse et devint bientôt un bambou géant de près de trois shaku (environ quatre-vingt-dix centimètres) de diamètre. On n’avait jamais vu ça. La rumeur se répandit comme une traînée de poudre et les curieux affluaient. Un jour, des gardes du château de Sunpu vinrent voir et désirèrent posséder ce bambou géant. Alors, sans hésiter l’abbé du temple trancha ce bambou unique au monde, et on en fit un énorme pot à riz de neuf sun (environ vingt-cinq centimètres) de diamètre. »

Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

 

Hônadé

« Hônadé, autrement dit le « caresseur de joues », apparaît sur un sombre sentier de la vallée du village Dôshi à Minamitsuru, dans le département de Yamanashi. Quand on passe par là, on se fait caresser les joues. Certains individus prétendent que ce ne sont que des épis de miscanthus mouillés par la rosée nocturne. Mais quand on leur demande, ceux qui en ont fait l’expérience finissent par avouer discrètement : « Une main pâle est sortie de l’obscurité et m’a tâté les joues. »
Imaginez que, vous baladant dans les prés la nuit, une herbe du genre miscanthus vous effleure le visage. Hé bien, ce n’est pas agréable. Et si en plus, on vous a dit de faire très attention à un yôkai frôleur de joues qui hante les lieux, vous pensez tout de suite que vous avez été caressé par Hônadé. En tout cas, les épis d’herbes folles n’étant pas si grands, il faut être de petite taille pour se faire frôler les joues. Seuls les enfants font l’expérience d’Hônadé, si ça se trouve.
Quand vous avancez à tâtons dans un souterrain et qu’une herbe vous frôle la figure, je peux vous garantir que vous la sentez passer ! Idem quand vous évoluez envahi par la peur dans un lieu obscur, si quelque chose vous touche, vous le ressentez dix fois plus fort que la normale. En fait, c’est peut-être un yôkai. Un yôkai plus perceptible au toucher qu’à la vue. Comme l’a dit un ethnologue : « Le toucher participe à quarante pour cent de la perception visuelle. On ne voit pas uniquement avec les yeux. D’autres éléments comme la température, ont une influence, c’est pourquoi les visions inhabituelles apparaissent quand on se trouve dans une situation inhabituelle. »
Voilà une idée qui donne à réfléchir. Je pense que c’est justement le cas avec Hônadé. »

Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

 

Kitsuné no Yomeiri

« Quand j’étais enfant et qu’il pleuvait alors que le soleil brillait, on disait que c’était Kitsuné no Yomeiri, une « noce de renards ».
Un jour, un vieux de ma région déclara solennellement : « Quand il pleut malgré le beau temps, c’est qu’une noce de renards a lieu secrètement en pays d’Izumo ou Hôki (actuels départements de Shimané ou Tottori). » Alors, ces jours-là, au lieu d’aller jouer avec les autres, je restais à cette cérémonie qui se tenait quelque part.
Il y a longtemps, un certain Takada, marchand de tabac du pays de Jôshû (actuel département de Gunna), se promenait à la tombée de la nuit avec trois amis marchands comme lui, quand ils virent au loin trois cents lanternes venir vers eux. Un défilé d’un quelconque seigneur ? Ils montèrent sur un arbre pour observer. De près, ces lanternes ne portaient aucun blason seigneurial. Mais il y avait bien des palanquins et porteurs de palanquin, des sentinelles, des fantassins, bref, tout ce qu’il faut pour un vrai défilé de noces.
En l’an de l’ère Hôreki (1753), à l’automne, une noce de renards eut lieu dans la résidence de la famille Honda à Hatchôbori à Edo. Dans le quartier, la rumeur circula que c’était quelqu’un de la famille Honda qui se mariait. Divers meubles furent apportés chez eux en fin d’après-midi. Et le soir, des dizaines de lanternes et des dizaines de porteurs du palanquin de l’épousée passèrent silencieusement le portail de la résidence. Vu de la maison voisine, on aurait cru une noce dans une grande famille de cinq ou six mille balles de riz de revenus.
Tout le monde se demandait qui de la famille Honda se mariait et avec qui. le comble, c’est que personne de la famille Honda n’était au courant ! »

Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

 

Nobusuma

« Autrefois, Nobusuma, la « cloison de papier des plaines », apparaissent dans le canton de Hata, département de Kôchi. Il est infiniment grand et bloque le passage. Il doit être proche de Nurikabé, l’« emmureur », connu dans le département de Fukuoka. Quand on le croise, il suffit de s’asseoir un moment et de fumer une pipe. Ça veut sans doute dire qu’il faut se calmer, tout simplement.
Quand on parle de Nobusuma dans la région du Kantô, il s’agit d’une sorte d’écureuil volant ou de chauve-souris qui se plaque sur les yeux et la bouche des passants. Est-ce une image pour une sorte d’évanouissement ? Nobusuma se manifestait souvent à l’endroit qui est aujourd’hui devenu Kanda à Tokyo. Voici un témoignage que j’ai trouvé dans un document ancien :
Un certain Ihei attrapa et tua un monstre qui était en train de sucer le sang d’un chat. Selon des témoins oculaires, il était comme suit : « Le museau et le corps d’une belette, les yeux d’un lapin, des sortes d’ailes aux épaules mais qui n’en étaient point. Des griffes au bout des membres, quatre doigts à chaque patte de devant, cinq à chaque patte de derrière. Long d’un shaku et deux ou trois sun (trente-six à trente-neuf centimètres), queue et pelage châtains ». Ils concluent alors qu’il s’agissait de Nobusuma, qui vit au fin fond de montagnes encaissées. Mais, d’aucuns disent qu’il s’agissait tout simplement d’un écureuil volant. De fait, dans la région d’Ehimé, les écureuils volants sont appelés Monobusuma. Un mot qui porte malheur dans la montagne, paraît-il. Par ailleurs, en pays Senshû (le sud-ouest de l’actuel département d’Ôsaka), on trouve Shirobôzu, le « bonze blanc », qui surprend les passants en apparaissant soudain devant leurs yeux. M’est avis qu’il est de la même espèce que Nobusuma, lui aussi.»

Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

 

Batabata

« Tatamitataki, le « batteur de tatamis », est aussi appelé Batabata. C’est un yôkai qui fait du bruit la nuit comme s’il battait des tatamis.
À Kôchi, ils pensent que ce sont des blaireaux qui font ça. Et à Wakayama, on dit qu’il apparaît seulement en hiver. À Hiroshima, ce bruit se produit les nuits d’hiver quand souffle le vent du nord. À proximité se trouve une pierre appelée la « pierre Batabata ». Celui qui la touche garde une tache sur la peau.
Autrefois, un homme essaya de comprendre ce qu’était réellement ce « batteur de tatamis » et réussit à localiser la source du bruit : une pierre au milieu du bosquet de bambous du village.
Au bout d’un long moment, une sorte de nain finit par sortir de la pierre et fit du bruit en frappant dessus. L’homme s’approcha pour mieux vérifier, mais le nain rentra dans la pierre. Il la ramena chez lui pour mieux l’étudier. Mais il lui vint une tache sur la figure qui grandit de jour en jour jusqu’à avoir la même taille que la pierre. Pensant qu’il s’agissait là d’une malédiction, il retourna la remettre dans le bosquet de bambous, là où il l’avait trouvé. Alors, la tache sur son visage disparut. De ce jour, on pense que c’est l’esprit d’une pierre qui produit Batabata. Tatamitataki apparaissait par ailleurs à Hisoshima sur les toits ou dans les jardins la nuit. Les habitants se réunirent pour enquêter sur le phénomène, mais la seule chose qu’ils réussirent à comprendre, c’est que le bruit s’entendait à une distance de sept à huit ken (soit une douzaine de mètres). J’ai trouvé cette histoire dans Le Pinceau pour oublier l’ennui (Fudé no Susabi). Tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est un yôkai qui fait un bruit mystérieux.»

Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

 

Garei

« Jadis, on croyait qu’une sorte d’esprit habitait les dessins, peintures, et sculptures. Sans même remonter le temps, il semble que ce soit encore le cas en Polynésie, par exemple.
Autrefois, le temple Kajyû possédait un vieil éventail sur lequel était dessinée une femme. Il était si vieux et si mal en point, bords cassés, papier déchiré, qu’il avait été abandonné dans un débarras. Un jour, un envoyé du bureau des samouraïs du château de Honami rendit visite au temple et demanda :
– Nous aimerions emprunter cet éventail.
L’abbé lui prêta le vieil éventail sans même le réparer. Le soir même, l’envoyé rencontra une femme tenant un enfant dans ses bras. Elle réapparut ainsi presque tous les soirs près du château de Honami. Les samouraïs la suivirent : elle disparaissait quand elle passait devant l’éventail emprunté. Craignant qu’il soit la cause de cette apparition, ils finirent par le rendre au temple.
Mais l’apparition se poursuit au temple. Un beau jour, un jeune samouraï, pensant que la revenante y résidait, ouvrit l’éventail. Il avait raison : l’éventail portait effectivement un portrait de la femme tenant son enfant qu’on voyait tous les soirs. Quelqu’un eut l’idée d’appliquer un papier fin sur la tête de la femme représentée. Depuis cette nuit, elle apparaissait dans le jardin avec un papier collé sur la tête.
Enfin, le doyen du temple appela des peintres pour qu’ils examinent cet éventail. Ils reconnurent qu’il s’agissait d’un chef-d’œuvre de Mitsuoki Tosa, le peintre du début de l’ère Edo. Le tableau fut alors réparé et conservé précieusement, la femme ne réapparut plus. Je suppose que c’est Garei, l’« esprit du dessin », qui réclamait que son portrait soit traité dignement. »

Dictionnaire des Yõkai,  Shigeru Mizuki

 

Express your inner yõkai

 

Yõkai ou Kawaii?

 

Quel Yõkai à fait quoi?

Direction de la publication : Sylvie Mouchon
Conception & Design : Véronique Gay-Rosier
Suivi de fabrication & logistique : Sylvie Bruyas
Assemblage : Amandine Zammit, Alexandra Cartier

 

 

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